Nous sommes la Formation et Vie Universitaire

La politique pédagogique de l’Université doit être construite par et avec les équipes pédagogiques de chaque composante et de chaque discipline. La CFVU sera donc sollicitée pour que cette politique soit établie autour de critères transparents de sorte à assurer une équité entre les formations ; son élaboration ainsi que son exécution associeront les équipes de formation des composantes, détentrices d’une expérience de terrain trop longtemps négligée.

Afin que chaque étudiant·e, avec l’équipe pédagogique qui l’entoure, trouve les moyens de réaliser son potentiel, une vraie attention sera portée sur les conditions de travail des enseignant.e.s(-chercheur.e.s) ainsi que sur les conditions d’études de tou·te·s nos étudiant·e·s, quelle que soit la formation qu’elles et ils souhaitent suivre. Cela n’implique pas seulement d’avoir des idées de grands projets attrayants et porteurs de financements ; cela exige aussi de travailler dans une synergie collective, jour après jour, au sein des équipes pédagogiques, au sein de la CFVU et au sein de l’équipe présidentielle. Nous croyons en effet qu’en matière de pédagogie, le savoir-faire collectif est la force et la fierté de notre université.

Il faut faire de l’espace de cours un lieu privilégié, sanctuarisé, pour des rencontres humaines propices à la création de relations de confiance et à l’émancipation. Réaliser cette ambition implique d’une part d’en obtenir les moyens, et d’autre part que la répartition au sein de l’université de ces moyens corresponde aux besoins réels, en enseignement comme en recherche.

Sur le plan de nos pratiques pédagogiques, nous venons de vivre une période de bouleversements. Remettre la relation humaine au cœur de l’enseignement passe également par un regard critique sur l’apport des solutions techniques, notamment numériques. Le soutien à l’innovation pédagogique ne doit donc pas être conditionné à l’utilisation d’outils numériques, ni concerner uniquement des projets qui seraient reproductibles à une échelle quasi-industrielle. Le partage d’expériences et de solutions entre collègues doit être encouragé, en partant du principe que chaque situation, parce qu’elle fait intervenir l’humain, est unique. Il est donc illusoire de vouloir imposer à marche forcée des solutions hors-sol à des contextes particuliers.

La vie étudiante n’est pas un supplément d’âme, elle est le cœur de l’expérience étudiante dans notre université. Nous nous efforcerons de développer et d’encourager les initiatives qui permettent aux étudiant·e·s de s’épanouir, de s’associer et de vivre pleinement leurs années d’études dans notre université, lieu d’émancipation intellectuelle et culturelle.

Cinq mesures concrètes pour la CFVU

1- Évaluation et évolution des portails en L1

Nous mettrons en place une évaluation des portails après deux années de fonctionnement. Cette évaluation sera réalisée à l’échelle de l’université avec l’implication des équipes pédagogiques et la collaboration des étudiant·e·s. Le cas échéant, nous mettrons en œuvre des améliorations de nos formations à partir des propositions des équipes pédagogiques. Ce renouvellement s’élaborera par le biais de concertations au sein de chaque discipline et entre disciplines, en incluant toujours les étudiant·e·s dans le processus.

2- Assumer l’ambition pédagogique

L’appel à projets d’innovation pédagogique sera élargi de façon à ce qu’il ne concerne plus uniquement les innovations pédagogiques qui utilisent le numérique, et l’enveloppe accordée pour cet appel à projets, ses critères de sélection et le choix des projets à financer se feront en CFVU, avec passage devant le CAc, de façon à ce que ces projets soient dorénavant explicitement tournés vers le service de notre université et de ses usagers.

Pour que les équipes pédagogiques puissent jouir pleinement de leur autonomie, il faut également qu’elles aient les moyens de se former convenablement, et par des moyens divers, que ce soit en tout début de carrière, au moment du recrutement, ou tout au long de la carrière. Nous y pourvoirons par un plan de formation ambitieux, hétéroclite, novateur, alliant les formations traditionnelles aux recherches contemporaines en pédagogie et en sciences de l’éducation ; une enveloppe sera également dédiée à la décharge d’heures de cours de façon à ce que les personnels enseignants aient enfin le droit et le temps de se former tout au long de leur carrière. En outre, en complément de la formation des collègues débutant l’enseignement à l’université, nous étudierons un système de compagnonnage avec les personnes déjà en place dans l’établissement.

3- Péréquation entre formations

Nous garantirons l’équité en toute transparence entre les disciplines et formations dans la répartition des ressources, tout en tenant compte de la spécificité des besoins de chacune.L’université d’Orléans est riche de la diversité de ses formations.

Parce que ces formations rendent chacune un service important, mais qu’elles n’ont pas toutes les mêmes capacités de financement, nous organiserons une péréquation entre les formations pour permettre à l’université de garantir une pédagogie de qualité pour tous ses publics car, à l’université, comme dans la société, nous avons besoin des talents de chacun·e.

4- Une université véritablement inclusive

Nous nous engageons à lancer une réflexion collective autour d’une ambition forte : assurer autant que possible l’égalité d’accès à l’université, malgré l’imposition de dispositifs comme Parcoursup (refus de sélection quand c’est possible, transparence des critères d’étude des dossiers…).

L’enveloppe dédiée à la formation des collègues, de même que l’appel à projets d’innovation pédagogique, doivent pouvoir permettre une formation de haut niveau adaptée aux différents publics. Une réflexion collective sera notamment engagée sur les pédagogies à l’adresse de ceux qui ne peuvent pas suivre les cours comme tout le monde : étudiants étrangers et étudiantes étrangères, salarié·e·s, personnes en situation de handicap, sportifs et sportives de haut niveau.

On doit pouvoir dégager des moyens supplémentaires en cas de besoin, comme c’est le cas en cette rentrée, avec la nécessité de modalités pédagogiques spécifiques pour des remises à niveau suite aux mois de confinement.

5- Partenariats et formation

Dans le cadre des partenariats de formation avec des entités extérieures à l’université, nous serons attentifs à la défense des intérêts des étudiant·e·s et de nos équipes, en particulier sur le strict respect de la liberté académique : cela sous-entend de garder le contrôle sur nos maquettes, et de n’accepter aucune ingérence disciplinaire, de quelque ordre que ce soit.

Nous renforcerons l’offre de formation, à l’attention des collègues comme des étudiant·e·s, sur le droit du travail, le statut de stagiaire, la connaissance des structures professionnelles, afin que chacun·e puisse mieux aborder les relations avec les organismes professionnels privés comme publics.